5 coups de cœur pour le Parc des oiseaux près de Lyon

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Dès l’entrée le ton est donné par un orchestre original : les flamants roses nous accueillent avec force effusion et battements d’ailes. Le voyage vient de commencer…

 

Au début, on vient pour se divertir. On imagine ce qu’on va voir au Parc des oiseaux et que ce sera beau. En fait c’est bien plus que ça. Dès qu’on pousse la première porte, on pénètre à pas feutrés dans une jungle tropicale. On est vraiment transportés dans un autre univers. Et là, on cherche dans les nuances de vert si quelque chose bouge…

Là ! Avez-vous déjà vu un oiseau qui ressemble à un toucan, qui en plus se serait collé une coque de cacao peinte en jaune sur le bec ? Et bien moi non plus ! Et pourtant il est bien là devant moi… On avance un peu, on croit entendre une vache (je n’ose pas dire une triviale « boîte à meuh »). Ce qui est assez déconcertant car non, vous ne rêvez pas, c’est bien ce beau volatile gracieux qui ne sait définitivement pas chanter. L’entendez-vous ? Ça donne à peu près ça : « Blmglllmjlblblblb ».

 

C’est notre premier coup de cœur spontané : on vient pour s’amuser et on se prend tout de suite au jeu grâce à cette Castafiore à plumes ! On voyage aux portes de Lyon.

Un peu plus loin, on découvre les subtilités des peuples du ciel. Par exemple, les couleurs des plumages sont incroyablement codées. Alors ça, ils ont plus d’un tour dans leur sac pour se défendre, se nourrir et draguer bien sûr… enfin perpétuer leur espèce. Beaucoup d’entre eux forment un couple pour la vie. Dans tous les cas, tout est question de survie. Comme dit la chanson, Darwin avait raison, non ?

 

Notre curiosité est rassasiée, c’est notre deuxième coup de cœur : on apprend en se baladant, les cinq sens en éveil…

« Votre mission, si vous l’acceptez, sauver des oiseaux et sensibiliser le public ». Le Parc joue ce rôle de médiateur pour plaider la cause des condamnés (enfin, espérons pas tous), c’est un peu l’avocat des animaux menacés. Au fur et à mesure de la balade, notre conscience est ravivée sans nous faire culpabiliser. Et oui, on se le redit : il serait grand temps…

Allez, on se remonte le moral avec le carnet rose du parc :

 
Ce qui nous saute aux yeux, c’est la quiétude des animaux. On dirait qu’ils se moquent complètement de notre présence. Parfois, on se demande même si ce n’est pas eux qui nous observent. Ou même qu’ils se moquent de nous au passage… Dans le bush australien, les kangourous mâchent de l’herbe avec un côté fier. En Afrique, les pélicans se rafraichissent de leurs ailes sans lever la tête. Chez les rapaces, après la sieste, les grands ducs dévorent des petits poussins (morts, mais quand même, en les voyant, on sent bien que l’instinct est intact).

 
Migration et climat - Parc des oiseaux, un monde à partager

 

Notre troisième coup de cœur : tout le monde se sent bien ici, et sans jeu de mot, c’est chouette…

 
Les soigneurs font des pieds et des mains – je dirais même plus des pattes et des ailes – pour le bien-être de leurs protégés. Et leurs efforts sont ô combien récompensés. La meilleure preuve, c’est le nombre de bébés, et pas seulement ceux des légendaires cigognes… Si en plus on vous dit que dans chaque partie du parc, un paysagiste a dû passer un temps fou à mettre en scène les arbres endémiques, créant ici un vrai désert chilien pour les manchots, là une savane africaine pour les autruches. Vraiment, faune et flore s’harmonisent à merveille : chapeau les artistes.

 
Plus on avance, plus on ressent d’émotions ! C’est un bouillonnement intérieur : nos instincts se réveillent en passant près des rapaces. On a beau savoir qu’ils sont habitués à l’homme, on a pour ainsi dire les pattes qui flageolent, on rentre le cou dans nos ailes. Au contraire, les petits loris réveillent l’enfant qui est en nous. Et puis on aime bien faire un peu d’anthropomorphisme, on pense à Levi-Strauss et à ses mythologies – Pensée sauvage, transformation d’un oiseau l’autre. Chaque individu semble avoir son petit caractère. Quand les taquines perruches semblent tout droit sorties d’une cour de récréation, la grue légère danse sur la scène comme une ballerine (William Fiennes le dit dans « Les oies des neiges »). Les deux autruches, elles, courent d’un pas lourd comme sur un terrain de rugby, éjectant de la mêlée les « pauvres poulets » qui ne font pas le poids.

 

Le clou du spectacle, c’est le spectacle : notre quatrième coup de cœur !

 
Spectacle événement - Parc des oiseaux, un monde à partager

 
Waouh ! Alors là, attention ! Assis dans un amphithéâtre de bois noyé dans le paysage face au lac, on attend. A peine plus patiemment que les nombreux enfants qui remplissent les gradins. Quand les premiers bruissements d’ailes annoncent le lever de rideau, c’est l’émerveillement général. Certains échassiers se posent juste derrière nous et nous observent du coin de l’œil. Mais déjà ils repartent quand un grand marabout frôle le public du bout des rémiges. Le public frémit, puis lève les yeux au ciel : une nuée multicolore envahit l’espace, on ne sait plus où donner de la tête. Ce bouquet final annonce la fin du ballet qui disparait dans les arbres.

 

Notre cinquième coup de cœur, c’est pour la perpétuelle évolution du parc. On reviendra à l’automne pour voir les oiseaux migrateurs. Le rendez-vous est pris.

 

Et vous, ça vous dirait de visiter le Parc des Oiseaux lors d’un séminaire ?

Bonne nouvelle, la nurserie abrite aussi un espace pour les entreprises, pour faire naître les idées ! Je serai ravie de vous y accompagner et de conserver pour vous un reportage dessiné de votre congrès. Ce sera un souvenir original pour vos équipes. Vous pourrez aussi poster vos portraits sur les réseaux sociaux de votre marque.

Découvertes, sensations, émotions… Le Parc des Oiseaux tient ses promesses. Et si on y allait ensemble ?

20170807 Humeur semaine - Le spectacle de la nature

2017-08-08T10:50:27+00:00 8 août 2017|Categories: Carnet de voyage|Tags: |